A Armand Schlotés, homme artiste, qui tient ouverte les Portes du Beau sur notre perception. Il s’est parfaitement sorti, tout au long de sa vie, de ce travail prométhéen. Et continue, désormais, pour l’éternité.

Toujours des essayistes de toute obédience on refait la Grande Histoire du Monde, en délivrant par extension de leur pauvre discipline de pensée séparée (histoire, sociologie, anthropologie, psychologie, philosophie,…) une explication fondamentale exhaustive et définitive de l’Homme (avec un grand H pour dissimuler le petit h de l’homme blanc, occidental, chrétien, hétéronormatif,…), qui ne peut satisfaire que les esprits avides, déjà séduits, et tenants de ce genre d’explications auto proclamées holistiques, alors que leur minuscule volonté d’explication universelle ne résiste pas une seconde à la simple lecture d’un tout autre sorte d’imaginaire,« Louons maintenant les grands hommes », « Le pays de la nuit », « Le bois de la nuit », « Lyonnesse », d’une part en termes d’évitement d’explication holistique – toute explication n’explique rien… qu’elle-même), d’autre part en termes de satisfaction sensible (incluant l’intellect) – pour tout dire de Tout L’Être (une implication/participation…).

Ce décalage entérine l’irréductibilité entre les grandes théories universalisantes de la pensée séparée et l’éclaircissement de la pensée totale – qui n’est-plus-et-est-plus-que la pensée intellectuelle.

Cette sorte de pensée primitive emprimitivante soutient la Vie, le Souffle, le Vivant, alors que la pensée séparée justement sépare – au mieux -, est tout juste complice de la mort, un tapis rouge déroulé à la mort, avec ses copines la technologie et la religion.

Cette pensée là – non séparée –  est celle-ci qui perçoit aujourd’hui que chaque jour (nuages, couleurs, crépuscule du matin et du soir, température, lumière, durée, sensation) est unique et ne reviendra jamais (le même nuage, au même endroit au même moment : jamais !), emportant quelque chose d’essentiel (parce que nous n’y prêtons aucune attention) de nous avec lui. Et c’est cela même, cette singularité, que les artistes saisissent et fixent dans les mots, les couleurs, les sons, les formes, les images. Cette pensée primitive, emprimitivante, ancestrale, élémentaire, fondamentale, reptilienne combine des aspects universels de la pensée que l’Occident a mis de côté durant les siècles dominés par l’écriture et que l’art affectuel du vivre (le bonheur comme étant le bonheur + le malheur) fait surgir. Une pensée qui serait encore la nôtre, mais invisibilisée par la pensée rationalisante qui a fini par occuper l’ensemble de nos préoccupations, au détriment d’autres façons de concevoir et d’appréhender le monde. Une pensée-monde rêveuse-rêvante. … 

Ainsi la Méga machine, par exemple, est-elle le simple oubli du Méga-non-machinique Vivant – nous incluant un peu, quand il le veut bien ….

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