Un jour, journaliste et éditeur de presse.
Un jour, concepteur-rédacteur et communicant.
Je sais que ça ne plaît pas à tout le monde.
Anyway.
Je trace ma route.

Je suis très heureux aujourd’hui de vous annoncer qu’à travers ma mission communication pour la Chambre d’agriculture, j’ai pu porter le projet d’une conférence et masterclass de Jean-Martin Fortier prévue l’automne prochain. Respectivement les 30 et 31 octobre.
Un véritable évènement pour celles et ceux qui connaissent déjà l’homme, expert du maraichage bio intensif mondialement reconnu.
Sûr que lui trace son sillon avec une belle cohérence…

Je place en ce début de texte le lien vers le site dédié que j’ai créé.
La masterclass est déjà complète mais la conférence reste ouverte au grand public.
Pour en connaître le programme et acheter son billet, c’est par ici :
www.conferencejeanmartinfortier.chambre-agriculture06.fr

Ce projet, je l’ai porté pendant de longs mois, alors même qu’il sortait passablement du cadre pour une Chambre d’agriculture.
J’ai surmonté les circonspections et les scepticismes.
Et je m’en suis occupé de A à Z.
J’avais un peu auparavant proposé une « reco strat » à la Chambre quant aux actions qu’elle devait mener pour arrêter d’être à ce point invisibilisée et/ou vampirisée, notamment par ces sympathiques collectivités locales qui, elles, clament haut et fort à quel point elles soutiennent l’agriculture locale.
Et puis, aussi, pour que la vieille dame opère une sérieuse mise à jour de ses codes de fonctionnement. Pour faire un peu bouger les lignes, autant que cela est possible avec une chambre consulaire.
De petits évènements thématisés sous bannière Chambre me semblaient une des bonnes réponses.
Mais quelqu’un visiblement ne pensait pas « petit » de son côté, nonobstant son patronyme.

Et je tiens à le remercier chaleureusement ici avant de le faire avec quelque partenaire que ce soit.
Philippe Petitjean est en effet un ancien lecteur d’un certain magazine Ressources.
Il m’a contacté à la rentrée 2025 avec cette question simple et directe : maintenant que j’étais en charge de la communication de la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, n’était-ce pas un poste idéal pour promouvoir une méthode innovante telle que le maraichage bio intensif, notamment formalisée, enseignée et promue par un certain Jean-Martin Fortier ?
Pas un petit challenge, donc.
Mais quand ça doit s’aligner ça s’aligne, dois-je bien admettre humblement.

Car la méthode Fortier a bien des adeptes sur notre territoire, fut-ce sous la forme d’une appropriation la plus personnelle. Je tiens donc à remercier ici les élus de la Chambre qui ont adhéré d’emblée à ce projet, en premier chef Guillaume Frère, maraicher bio et élu référent qui suit ce projet étape après étape depuis sa validation.
Il est bon de rappeler ici que les positions de la FDSEA06 ne sont pas obligatoirement raccord avec celles de la FNSEA. Ce fut le cas sur la dernière crise DNC, la FDSEA06 s’inscrivant en faux avec le parti pris de l’abattage systématique des troupeaux. C’est également le cas sur le bio, alors que sur notre département plus de trois quart des installations sont en bio et qu’une exploitation spécialisée en maraîchage ou en horticulture représente en moyenne moins d’un hectare de surface agricole.

Et voilà, comment je porte ce bébé depuis plus de 10 mois : organisation avec l’équipe Fortier (merci encore Philippe pour la mise en relation !), recherche de partenaires, recherche de salle, rédaction des conventions, solution billetterie, réalisation du site évènementiel dédié, organisation de la soirée post conférence… Et encore, je ne suis pas entré dans le pratico-pratique des traiteurs et autres aspects logistiques.

Je tiens à remercier ici les partenaires qui contribuent déjà à la réussite de cet évènement : la Chambre d’agriculture du Var, la Ville de Mougins, le Crédit Agricole Provence Côte d’Azur, le Campus Vert d’Azur, Cultive, le GADSECA et les Journées Suspendues.

Le 15 juillet dernier, nous lancions officiellement l’opération Fortier.
Pas la meilleure période en termes de visibilité, en plein cœur de cet été caniculaire.
Aucune inquiétude.
L’espace SCENE55 de la ville de Mougins a une jauge de 568 places.
Cela ne me semble pas surdimensionné pour cet expert mondial du bio intensif qu’est Jean-Martin Fortier.
Le bio intensif est une méthode parfaitement adaptée aux réalités foncières des Alpes-Maritimes et du Var.
Le bio intensif by Jean-Martin Fortier est une pratique idéalement appropriée à la crise des vocations que nous vivons actuellement en France dans l’agriculture. Avec acuité sur notre territoire.
Pouvoir vivre du maraichage bio sur de petites surfaces, et même bien en vivre comme il l’explique dans Le Jardinier Maraicher, ouvrage éponyme de l’institut qu’il a créé pour promouvoir et transmettre sa méthode.

Je fais donc le pari que cette salle sera trop petite.
Mais le plus important n’est pas là.
L’important est que cet évènement conférence et masterclass ne soit pas du one shot.
Il doit se positionner comme une étincelle locale.
J’ambitionne personnellement que ce rendez-vous d’automne puisse être le prélude d’un travail local d’accompagnement sur le long terme des maraichers avertis comme des porteurs de projet.

J’ai fait un rêve.
Celui d’une ferme-pilote sous égide chambre.
Apte à convaincre les circonspects comme les sceptiques via une ferme-vitrine produisant, outre des légumes, des chiffres indiscutables.
Apte d’un autre côté à ramener à la réalité les aspirants-maraichers en quête d’une baguette magique. On ne devient pas maraicher en une année de formation, mais plutôt en 4 voire 5 années de pratique, saisons après saisons. On ne vit pas non plus du maraichage en regardant les légumes pousser : le métier reste physique et accaparant. Sans parler de la dimension commercialisation, qui a toute son importance dans le concept.

L’enjeu est de démontrer le potentiel bien réel de la méthode mais sans céder aux surpromesses de chiffres fantaisistes qui discréditent plus qu’ils n’attirent.
Le projet est de recréer de l’appétence pour stimuler un renouvellement des générations actuellement atone.
En finir définitivement avec ce mythe d’une agriculture biologique improductive.
Faire le rêve en effet d’un « printemps arable » s’affranchissant de cette dictature économique qu’évoquait Pierre Rabhi en 2008 dans son Manifeste pour la Terre et l’humanisme :

« On ne pourra faire disparaître la dictature économique qu’en s’organisant peu à peu pour ne plus en être dépendants. Il ne s’agit pas pour autant d’être autarciques, mais autonomes et ouverts à d’autres autonomies. »

(Crédits photo de une et ci-dessus : Institut Jardinier Maraîcher)

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